Un premier semi-marathon trempée certes, mais « What else » ?

Oh my god, ce semi-marathon m’en a fait voir des vertes, des pas mûres et surtout des trempées !

Septembre 2016 – Une décision folle

Latergram, de mon choix complètement fou, un beau matin de septembre 2016 de prendre mon dossard pour le semi-marathon de Paris ! Non, mais quelle idée ?

J’avais à peine cliqué sur « valider l’inscription » que je me faisais déjà un sang d’encre pour ce semi.

Premier semi, première longue distance à courir, premier tout quoi !

De nature très anxieuse de base, je savais que cela n’allait pas être une mince affaire !

Puis le mois de septembre se passe, octobre, novembre, décembre et là début décembre j’y repense ! M-3 le semi ! Il faudrait peut-être envisager de commencer à s’entraîner comme il se doit non ?

Entre temps, début du mois d’octobre, je rencontre Lorena & elle aussi a eu cette folle idée, tient dont ! Et nous décidâmes d’angoisser ensemble ! A deux c’est beaucoup mieux hein J Et idem, en décembre, petit message : « Doudou, le semi c’est dans 3 mois OMG !!! »

Noël, passe, le régime commence (cf article sur le debrief des deux mois) et l’entraînement  intensif commence aussi.

Pour être totalement transparente, j’ai commencé à courir il y a un an et demi mais j’étais plutôt dans le sas « coureuse du dimanche » puis quand j’ai commencé le régime, que le semi-marathon se rapprochait je me suis mise  un bon coup de pied au derrière et c’est là que les choses sérieuses ont commencé. J’ai été coachée à merveille par Lorena, qui m’a fait faire mon premier fractionné sur piste, puis mes sorties longues en endurance fondamentale, puis ci puis ça puis là

Puis le semi commençait à se rapprocher de plus en plus, M-2 la tension se faisait ressentir mais encore que très légèrement, Et là, on se retrouvait à M-1 et la tension, le stress et l’angoisse commençaient petit à petit à montrer le bout de leur nez !

Je souhaite remercier et surtout m’excuser auprès de toutes les personnes qui ont eu le courage de me supporter durant tout ce M-1.

Mon manque de confiance donnait : « et si j’y arrive pas ? » « Et si j’abandonne » « et si j’ai mal quelque part » « et si je me blesse pendant la prépa ? » « et si et si et si ? »

Ce que j’appréhendais le plus ? La météo qui était annoncée. Déluge, pluie et froid, mais bon Catherine Laborde n’a que rarement raison, donc je priais les grands dieux de la météo que cela change..  Malheureusement je n’ai pas été entendue..

Week-end du semi-marathon.

Toute la team  « supporter Aixoise » est arrivée, coach sportif, médecin, kiné, entraineur … (non je blague, mais c’était tout comme)

Samedi matin, on décide d’aller chercher le dossard, sous la flotte, une heure de queue dans le parc floral avant d’accéder à l’entrée.

Tension, je ne pensais plus qu’au lendemain, j’étais d’une humeur exécrable, quand je suis stressée, je suis difficilement vivable (faute avouée à moitié pardonnée ?)

Après une heure et quart de queue on accéde enfin à la récupération des dossards, numéro 61489 pour Galinette, ça y est je ne pouvais plus reculer !

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Pasta au déjeuner, pasta au dîner, après-midi repos, massage avant de dormir, Efferalgan, vitamine C, arnica.. J’aurais été positive au contrôle anti-dopage ah ! ah !

22h pétantes au lit, réveil 6h le lendemain. Déjà qu’à la base je suis une couche- tôt, alors là autant vous dire que…

Le jour J

Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, toujours les mêmes questions qui trottaient dans ma tête, je ne m’étais fixée aucun objectif de temps, je cours bien mais je ne cours pas vite, mon seul objectif ? Le finir. Mais tout de même une petite voix dans ma tête me disait  « Manon faudrait quand même pas le faire en 4h ton semi-marathon ! » Je m’étais donc dit, bon on va quand même se dire moins de 2h30, soyons fou !

Levé 6h, petit déj 6h30 : porridge à la banane / miel, avocado toast et jambon ! un vrai petit déj de championne !

Départ de la course prévu pour 10h30 j’étais quand même très large sur le timing, 7h fin du petit déj, 7h30 massages, 8h prête ! Je tournais en rond comme un lion dans sa cage et faisais les cent pas, donc j’ai eu la merveilleuse idée de partir pour le départ (moi et pas peur d’être toujours en retard)

9h10 précises (et je m’en rappellerai vu la mauvaise idée) j’étais sur place. 9h15 : la grêle, le vent et la pluie s’abattent sur nous pauvres petits coureurs du dimanche ! Aucun abri, et départ prévu dans 1h30, j’étais donc déjà frigorifiée, trempée, et épuisée avant même d’être partie.. Plus aucune sensation ni dans les doigts de pieds, ni dans les doigts de mains Tout le stress est retombé directement, après des mois et des mois d’angoisse j’étais à deux doigts de la course et je ne ressentais plus rien, juste l’envie de prendre ce fichu départ pour en finir, me réchauffer, et me sécher ! Aucun plaisir !

Le départ

Arrivée dans les premières de mon sas de départ, j’attendais comme une âme en peine, les organisateurs (compatissants) nous ont fait partir 20 minutes avant. Un départ très peu organisé, mes lacet n’étaient pas bien attachés, ma play-list n’était pas enclenchée, j’avais encore mon vieux sac poubelle sur le dos, et sans réfléchir j’ai passé l’arche sans réaliser que l’épreuve tant attendue, tant préparée, venait de commencer …

Premier kilomètre je me colle au meneur d’allure, 500 mètres plus loin paf mon lacet droit se défait, obligée de m’arrêter, ça me coupe déjà les jambes, je m’énerve, je repars, 500 mètres encore plus loin lacet gauche pareil paaaf je m’arrête encore, je maudis tout ce qu’il y a à maudire, mais je reste positive, l’action m’arrive encore 2 fois, au 2km tout est ok, tout est réglé, je me mets à fond dans ma course, et je cours, je déroule, aucune mauvaise sensation comme à l’entraînement, je ne sens aucune douleur aux genoux ni aux mollets tout se passe à merveille. Mais j’essaie de ne pas me le dire de peur de me filer la poisse !

Premier ravitaillement niquel, j’arrive même à boire en courant, deuxième ravitaillement je prends une banane tout continue de marcher comme sur des roulettes !

Je passe le dixième kilomètre sans trop de fatigue, je suis fière de moi et me dis intérieurement que je me suis fait une montagne de ce semi-marathon pour rien.. Je passe le 15ème et là la fatigue commence à se faire sentir, mais je ne lâche rien.

On entame la longue dernière ligne droite du 17ème et la c’est dur, c’est long, tout le monde marche à côté de moi, mais je tiens ! Mon téléphone sonne, ma meilleure amie qui me suivait sur l’application avait été avertie la veille « appelle moi quand je passe le 17ème c’est là  où je peux craquer j’aurai besoin de tes encouragements » Elle me tient en ligne sur 2 km, me motive, je ne parle pas, elle est seule au bout du fil à me dire que je peux le faire, que je suis une championne. Il pleut, j’ai froid mais ça va, j’arrive au 19ème  on raccroche, je me sens mieux. Je retrouve un de mes supporters qui fait les derniers kilomètres à mes côtés ça me rebooste !

Je tape un sprint sur les derniers cent mètres, et passe enfin la ligne d’arrivée, je hurle de toute mes forces « je l’ai fait, je l’ai fait, je l’ai fait »

Je suis trempée, mais je suis heureuse, heureuse d’être arrivée, de l’avoir fait, je ne sens plus mon corps mais j’avance pour récupérer mon poncho & ma médaille. Je vois sur le côté droit toute ma team de supporters qui ont attendu sous la pluie, ça me fait chaud au cœur de voir autant de soutien !

Je récupère la médaille, me jette sur le pain d’épices et part en direction du point de rendez-vous donné avec ma team (le P du Parc floral)

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Je suis étrangement encore en forme, je me sens bien, je suis encore dans l’adrénaline !

Je boucle donc mon premier semi-marathon en 2h14 ! Ma mère avait prévenu tout le monde par sms, j’avais donc plein de messages de félicitations J

Post semi

Un brunch au sec bien mérité a conclu cette matinée remplie d’émotions, d’efforts et de pluie !  Un débriefe intense par téléphone le dimanche soir avec Lorena a été le point final de tout cet entraînement, engouement & stress. Nous n’avons pas couru ensemble, nous n’avons pas vécu la même expérience, mais nous avons vécu tout le « avant » ensemble, on s’est serrée les coudes, motivée et supportées mutuellement.

C’est ce qui fait la beauté d’une passion et d’un sport en commun.

On peut le dire, ça y est : NOUS SOMMES SEMI-MARATHONNIENNES !!

Résumé

Avec recul, je pense que je ne suis pas allée au bout de mes capacités, je ne me suis pas mise dans le rouge sur le parcours de peur de ne pas finir, la peur de l’inconnu  certainement. Je pense que les conditions n’étaient pas des meilleures et que pour un premier semi-marathon nous aurions pu prendre plaisir, mais la météo en a décidé autrement.

Manon

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2 commentaires sur “Un premier semi-marathon trempée certes, mais « What else » ?

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