Compte rendu RunInMarseille

Première vraie course officielle à domicile.

Quinze jours après le semi-marathon de Paris, je sautai dans le train direction la maison pour courir la RunInMarseille.

L’objectif était de faire tomber le RP sur les 10 kms, mais avec une cheville en vrac à cause d’une paire de baskets pas du tout adaptées à ma morphologie, je m’étais résignée, et avais décidé donc de faire la course en endurance fondamentale.
Que ça fait du bien de redescendre dans la famille un week-end, souffler un peu et respirer le bon air. Puis redescendre pour en plus faire une belle course, un pur kiff.
Les 10km de RunInMarseille sont annoncés comme l’une des plus belle course d’Europe. Pour cause, la remontée de la corniche avec le bord de mer tout le long.
Je n’avais absolument pas reconnu le parcours, la route je la connaissais mais en voiture. Aixoise d’origine, Marseille n’est pas vraiment mon terrain de jeu.

logo@x2

Mon état d’esprit ce week-end de course ?

Relax, Max ! Quinze jours seulement après le semi-marathon de Paris, je prenais cela à la « légère », les 10km je commence à les connaître, je commence à me connaître sur une telle distance.
Et surtout, ayant abandonnée l’idée de faire tomber le RP, je prenais cette course à la cool.

Veille de course ?

9h pétantes sur le village pour récupérer le dossard. L’adrénaline commençait enfin à monter, 10k certes comparés à 21k c’est minime, mais ces ambiances de courses me font toujours frissonner.
Après-midi aventure : Petite randonnée de 10k dans le Colorado Provençal, la cheville très douloureuse, je me demande alors si je vais prendre le départ..

Jour J :

Je prends le départ avec une amie qui court pour la première fois une course officielle, j’ai toujours mal, mais il fait beau, chaud et je ne suis pas seule.
Toute ma team de supporter a bien calculé le coup, je sais qui est où, et où et quand je verrai qui (ahahah) !

L’organisation n’est pas terrible, le départ des 10k se fait sur une grande place, mais sur le côté droit les semi-marathoniens et les marathoniens sont déjà en route, avec déjà des kilomètres dans les jambes.
Un « incident » retarde notre départ, mais l’on ne se plaint pas, les conditions sont idéales avec ce magnifique soleil.
Nous ne sommes toujours pas parties et j’ai déjà chaud, j’en regrette presque ma grêle du semi-marathon (jamais contente)

Processed with VSCO with hb1 preset

11H30 enfin le départ : Et c’est un vrai fiasco

Nous nous mélangeons aux semi-marathoniens et marathoniens, tout le monde court ensemble, certaines personnes ne font pas attention, des collisions par ci par là, ça me déchire le cœur pour tous les runners qui se sont entrainés pour ces longues distances et qui se retrouvent coincés ou blessés.

Bref, je me focus sur ma course, ma cheville ne me fait plus mal, je déroule, il fait très chaud, dès le premier kilomètre j’ai soif…

Les premiers kilomètres se font sur le bitume dans le centre de Marseille, puis on attaque au 4ème kilomètre la fameuse et belle corniche.

Mais, ce que je ne savais pas, et que j’aurais dû  savoir plutôt que de tout prendre à la cool : C’EST QUE LA CORNICHE, EH BEH ÇA GRIMPE !

Je me disais intérieurement que ça allait être un bon entrainement pour Marseille-Cassis, mais je n’étais pas prête, clairement pas prête !

Par contre, quel paysage, j’en ai pris plein la vue.

plage-prophete-corniche-tourisme

Point négatif ; La circulation n’était pas arrêtée, nous avions donc les voiture qui roulaient à côté, quel dommage !

Je grimpe, je grimpe, j’ai hâte d’être au 8ème car je sais que tous mes supporters m’attendent là-bas, et puis tout se passe à merveille, plus aucune douleur, mis à part la soif.

Et je vois l’arrivée, je regarde pour la première fois ma montre, et je vois que frôle le RP, je n’en reviens pas, et je me booste encore plus, malgré une arrivée encore très peu organisée et balisée, je mets un dernier coup de collier pour passer en dessous de mon temps officiel, « déroule, déroule, tu vas y arriver Galinette » et voilà je passe sous l’arche, & c’est fait :  !

En résumé, je partais défaitiste et blessée, mais psychologiquement mon cerveau a fait le job et la cheville s’est fait oublier le temps de 57 minutes, je suis fière de moi, fière de mon amie qui m’a suivie du début à la fin et fière d’avoir une nouvelle médaille à accrocher à mon retour à la capitale.

Processed with VSCO with hb2 preset

Nous pouvons aussi noter que la pression ne permet pas toujours d’exceller, la preuve : je voulais seulement passer du bon temps et faire la course tranquillement, pour finalement finir sans regarder ma montre à faire tomber le RP.

La course était belle, ma team de supporter excellente, le temps magnifique, encore des souvenirs à ranger au chaud, malgré une organisation qui laisse à désirer, je vous recommande cette course !

Manon

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s