CR – Marseille-Cassis – la plus belle course de ma vie !

4h30

mon portable sonne et affiche 5h30, je réponds à des sms commence à me réveiller doucement puis me rends compte que l’affichage a changé, il est 4h30. Le changement d’heure vient de se faire. Mon portable est encore moins bien réveillé que moi.

J’essaye de me rendormir de profiter de cette dernière heure de sommeil…

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5h30

ça y est on y est, c’est le grand jour. Je suis à la fois endormie et excitée ! Je commence mon petit rituel pour limiter le risque de blessure :

  • Huile d’arnica
  • Crème anti-frottement
  • Manchons de compression BV sport

On s’attaque au petit-déjeuner, le bowl cake des sportifs ! (voir la recette ici). J’ai pas du tout faim mais je me force, je prends une barre avec moi pour 30min avant le départ, histoire d’éviter l’hypoglycémie. Je récapitule mes affaires :

  • 3 gels toutes les 25-30min
  • 1 bouteille d’eau pour le trajet et le sas
  • Sac poubelle (oublié !)
  • Des vêtements chauds pour le trajet et le retour
  • Une barre de céréales à prendre 30min avant le départ
  • Ma montre Suunto (sans la ceinture cardio, je ne veux surtout pas voir comment mon cœur va s’envoler pendant le col de la Gineste !)
  • Une casquette (pour tenir les cheveux face au mistral)
  • Mes écouteurs

Je me sens prête ! J’ai rien oublié et l’adrénaline me maintient éveillée.

6h30

Nos chauffeurs viennent nous chercher, il fait nuit le vent souffle déjà très fort. On va avoir froid, on a déjà froid. On essaye de se détendre dans la voiture, mais curieusement je ne réalise pas que je vais courir Marseille-Cassis, j’ai plutôt l’impression de partir en vacances !

7h15

On arrive à Marseille, le trajet est passé beaucoup plus vite que prévu, pas de circulation et on a réussi à se garer facilement. Le soleil se lève sur Marseille, c’est beau. Je commence déjà à comprendre que je vais en prendre plein la vue !

7h25

On passe le premier contrôle et déjà nous devons laisser nos affaires dans le camion (que l’on retrouvera à Cassis). Je n’étais pas prête psychologiquement à quitter mon jogging chaud et ma veste…  On repousse l’heure…

7h50

On se décide à laisser notre sac, je me retrouve en short et en tshirt. Je fais beaucoup moins la maligne surtout que le vent souffle fort, très fort !

8h15

On franchit le 2ème contrôle ! Plus le droit aux bouteilles d’eau ! On découvre finalement qu’on aurait pu les garder vides et les remplir après… Argh.

8h30

On traverse le vélodrome, très sympas malgré les bouchons! Ca rajoute un petit quelque chose à l’événement même si je ne suis pas une fana du ballon.

8h40

Les chemins se séparent, je quitte ma partner de course et me dirige dans mon SAS – de 2h15, l’ambiance est bonne c’est familiale, les gens discutent essayent de se tenir chaud. On sautille en attendant le départ.

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9h15

Le départ de notre sas est lancé, c’est parti ! On s’élance pour 3 km de « faux plat », à vrai dire je ne m’en rends même pas compte il y a tellement de monde qu’on ne voit plus la route. Je slalome beaucoup et double pas mal de personnes, je me sens  légère portée par cette foule qui nous applaudit. J’essaye de calmer le rythme pour ne pas partir trop vite, on a dit pas moins de 5 :20/km sauf en descente, je respecte le contrat.

9h38

Nous quittons Marseille et démarrons l’ascension du col de la Gineste, ça y est on y est ! Les supporters se font moins présents, on est face à la route.

Au final j’atteins le premier ravito du 6km rapidement, il fait déjà chaud, très contente d’avoir opté pour la tenue légère ! Je prends le temps de boire, je me sens bien, les montées ne me mettent pas difficulté.

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9h57

Les choses se gâtent, on attaque le dur, 2km avec une forte pente, ça commence à vraiment piquer, beaucoup se mettent à marcher, j’ai l’impression de ne plus avancer mais je m’accroche et me force à lever les yeux pour regarder les paysages, quel plaisir !

10h16

Dernière montée pour atteindre le col de la Gineste , on sent qu’on arrive au bout, une sorte de satisfaction m’envahit ! je repense à la grand-mère de Manon qui nous avait dit « Vous verrez certains en haut se disent « ah c’est que ça le Col de la Gineste ? » Bon j’en suis pas là, mais j’avoue que je m’attendais à pire ! Maintenant c’est que de la descente, du bonheur …. ERREUR !

J’en suis là à dévaler la pente, satisfaite  de voir tout ce que j’ai grimpé et voilà qu’on nous remet de la montée ! Autant vous dire que mes jambes n’ont clairement pas compris ce qu’il se passait, pour être casse-pattes, c’est casse-pattes ! Sur ma montre je vois que je peux tenter un sub 2H pas prévu qui pourrait faire plaisir donc j’essaye de garder le rythme !

10h46

Après quelques montées, ça semble maintenant dérouler, je suis bien détendue, j’ai récupéré et à part la soif je ne ressens aucune gène, j’ai même le temps de profiter du paysage et d’échanger quelques mots avec d’autres coureurs !

On entre dans Cassis, moment magique, j’en ai eu des frissons ! Je réalise qu’il me reste plus que 3km, je suis encouragée par les supporters, les copains de AR Birhakeim, je m’envole j’ai envie d’accélérer mais je me rappelle qu’il y a une dernière montée au 17km puisqu’ils ont changé le parcours…

10h57

Je m’élance sur cette pente, les jambes ne sont plus vraiment présentes, j’ai  des crampes qui me guettent. Mes orteils se contractent, la crampe arrive sous le pied, dans la montée c’est mon ischio gauche qui s’emballe, j’ai pas le droit à l’erreur faut que je contrôle tous mes appuis.

Je vois le dernier ravito, j’hésite mais j’ai peur de ne pas pouvoir redémarrer si je m’arrête.  Je décide finalement de continuer, j’ai maintenant envie d’en finir, on attaque une petite route dans les bois casse-patte un peu vallonné, puis la descente et les deux dernières lignes droites !

Ca redevient magique, je sais que les crampes ne pourront pas m’arrêter et que quoiqu’il arrive je vais la finir ! J’accélère et franchi la ligne d’arrivée en 1h58, BON-HEUR !

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11h12

Je suis sous l’émotion contente d’avoir finie et en même temps déjà un peu nostalgique « quoi ça y est ? déjà ? c’est fini ? »

Non pas que mes jambes auraient pu refaire la distance, mais bon sang qu’est- ce que j’ai adoré cette course !

 


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Lorena Rdi

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