Après la Corrida de Thiais que j’avais terminé en 48min03, soit 3min de gagné sur mon précédent RP. J’avais envie de descendre encore ce chrono, malheureusement j’ai loupé les inscriptions pour la Corrida de Houilles et sur les 10km de Cernay, il s’avère que la distance était de 10,25km, pas de quoi faire un RP du coup. Je prendrais donc ma revanche sur les Foulées de Vincennes, avec ses 2 boucles de 5km et son parcours roulant, les conditions sont plutôt bonnes.

Ma stratégie gagnante pour la Corrida de Thiais m’avait permis de m’économiser et de ne pas trop souffrir, je repartais donc pour la même mécanique pour cette course :

3 km où je reste humble , 2km où j’accélère un chouille pour approcher de l’allure souhaitée, 3km où je me mets à l’allure souhaitée voir un peu en dessous et 2km où j’accélère.

Sur le papier ça me rassure, je devrais être dans le rouge que dans la 2ème boucle, sauf que ça c’est sur le papier, la réalité était bien différente !

Jour J

Il fait froid, on a du mal à quitter nos joggings, alors on commence l’échauffement avec. J’ai la voix d’une connaissance qui me dit « de toute façon dès que tu commences à t’échauffer tu le sais directement si ça va être un jour avec ou un jour sans »,. Je commence à trottiner, j’ai mal aux cuisses, je repense à toutes mes séances de la semaine et surtout à ma sortie vélo de la veille. J’ai commencé la prepa-marathon, j’attaque de nouveaux entrainements que je connais pas et ce dimanche je sens mes jambes lourdes. On est loin de la fraicheur à la Corrida de Thiais où j’avais pris soin de bien me reposer.

Je m’agace en silence en suivant les copains sur leurs gammes, je le sens pas du tout, j’étais pourtant si détendue sur ma précédente… Mais là je sens que c’est la dernière avant la prepa longue distance et que c’est ma seule occasion de tout donner. L’heure du départ approche, je repense à ma stratégie, allez ça va le faire !

Je suis dans le sas, je fais attention à bien me placer pour être le moins gênée possible.  Le départ est donné, c’est parti !

Km 1

Punaise ça bouchonne, c’est sûr que je n’avais pas ce problème à Cernay ! Je suis obligée de slalomer, de zigzaguer ou de suivre des gens, le seul avantage c’est que ça m’occupe et que je n’ai plus le sentiment d’avoir les jambes lourdes.

Km2

On attaque un faux plat montant, il y a tellement de monde que je me rends pas compte que ça grimpe légèrement, du coup je suis obligée d’appuyer un peu pour garder même l’allure « cool » à 4:47/km qui n’est même pas l’allure que je dois avoir sur toute la course. Je me dis que ça commence mal si dès le 2ème je dois relancer.

Km 3

Ca descend en ligne , je prends conscience que j’étais en faux plat montant donc j’en profite, je relâche tout, j’allonge la foulée. Je rattrape mon retard sans me cramer et je prends même un peu d’avance avec 1km à 4 :38/km.

Km4

Je me remets à la bonne allure pour aller chercher l’allure visée 4 :45/km, les jambes lourdes reviennent peu à peu, mais au moins la foule se disperse, j’ai moins besoin de slalomer.

Km 5

Je termine la première boucle à l’allure ciblée 4 :45/km, on passe dans les bois j’ai l’impression de relancer tout le temps, j’ai mal aux pattes, je suis déjà dans le rouge et je n’ai fait que la moité.

Km6

On retourne sur le faux plat montant, je cravache pour tenir l’allure à 4 :45/km, je vais pas tenir comme ça longtemps.

J’essaye d’accrocher une fille devant moi de me mettre derrière elle car clairement je ne suis plus très lucide.

J’ai en tête la descente après pour espérer récupérer

Km7

Sauf que là mauvaise surprise ! On ne coupe pas à droite comme à la première boucle pour descendre, on continue tout droit, je réalise pas sur le coup ce qu’il se passe, mais ça me parait interminable, je vois le chrono chuter, j’arrive plus à avancer et dans ma tête c’est « c’est quand que ça descend ? ». J’ai clairement envie d’abandonner, j’ai envie de mettre le clignotant et de marcher.

Je pense à mes copains qui m’attendent à l’arrivée et à ce que je leur dirai, dans ma tête je m’invente des scénarios, des excuses bidons 

« c’est à cause du vélo d’hier », « j’avais une semaine trop chargée », « c’était vraiment pas mon jour je vous l’avais dit », « j’ai eu un point de côté », « c’est le parcours il n’a rien de roulant », « j’ai eu un point de côté violent ». Rien tiens vraiment la route, la vérité c’est qu’il me reste  presque 3kms et que je me sens pas bien du tout. Je passe le km 7 à 4 :53/km…

Km8

On tourne enfin, mais dans ma tête j’arrive plus à calculer, je vois mon objectif s’envoler et mon allure ralentir.

J’essaye de rien lâcher mais je me fais vraiment violence, je suis qui pour m’arrêter ?

Une pro qui vise un podium ? Non je suis une amateur qui essaye de se dépasser et qui même sans RP aura au moins la fierté de pouvoir dire qu’elle aura essayé, même si clairement je n’arrivais pas à me le dire à ce moment-là. S’affiche sur ma montre 8,5km, je me dis que c’est le moment où jamais d’envoyer, 4 fois un tour de piste c’est rien non ? Je l’ai déjà fait régulièrement, alors je me lance, j’essaye de débrancher tant bien que mal le cerveau, je serre les dents.

Km9

J’arrive pas à atteindre l’allure que je souhaite, on arrive dans les bois. Je vois mon allure au circuit qui chute, je comprends pas je donne tout pourtant, je regarde l’allure instantanée je suis 5 :00/km, ça va pas du tout, il me reste 1km, vas-y envoie ! Les jambes sont pas là, l’allure continue de diminuer. J’ose plus regarder le temps global de peur de me décourager, dans ma tête l’objectif s’est envolé et j’ai bien l’impression que même le RP est en train de partir aussi.

Je suis à 2 doigts de m’arrêter, j’en ai marre.

Heureusement je vois Edouard au loin suivi de Baptiste, ils viennent courir avec moi. Je peux plus m’arrêter maintenant j’ai pas le droit de faire ça,  je me dis qu’à défaut d’avoir remplis l’objectif, il faut au moins que je continue d’avancer pour réduire mon temps de souffrance et en finir le plus vite possible. Edouard me dit qu’il reste 400m, sauf que sur mon montre c’est pas le cas, je vois pas la ligne d’arrivée je sais pas où j’en suis-je veux que ça se finisse. Je lui demande où est l’arrivée, il me dit qu’on y est presque qu’il faut aller à gauche puis à droite puis encore à droite et qu’elle est là. Dans ma tête je me dis qu’il me reste encore bien trop de relances à faire et qu’elle est encore méga loin. Edouard me crie dessus me dit de « tout donner », à ce moment là j’ai clairement envie de chialer car je suis justement en train de tout donner et que je ne peux pas accélérer davantage. Je vois enfin la ligne d’arrivée, je comprends alors rapidement que j’ai eu un problème avec ma montre et qu’il va me rester moins que prévu. Je jette un coup d’œil à ma montre et au temps global, bon sang l’objectif est là ! J’accélère les 300 derniers mètres pour passer en dessous les 4 :00/km. Je franchis a ligne d’arrivée 47min03, je n’en reviens pas, je n’y croyais pas, qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Je suis plus trop lucide j’en oublie même de prendre ma médaille que je retourne chercher et je zappe complètement le ravito. J’ai qu’une envie rejoindre les copains qui ont dû me lâcher à la ligne d’arrivée. Je suis sur un nuage j’ai mal partout mais je l’ai fait. J’ai gagné 1min sur mon précédent 10km d’il y a 2mois et je ne suis plus qu’à 4s de passer en dessous les 47min.

Le bilan

Je regrette de ne pas avoir cru en moi pendant toute la course et d’avoir par moment « abandonné mentalement ». La montre est un bon outil pour gérer sa course mais il faut rappeler qu’à quelques secondes ou mètres près tout peut changer et se faire confiance ! Non je n’étais pas à 5 :00/km, j’étais à l’allure et j’aurais dû me féliciter pour ça.

Le point positif c’est que j’ai réussi à ne rien lâcher alors que pourtant j’ai vraiment souffert dès la 2ème boucle, mais j’ai persévéré et le résultat est là et j’en suis bien contente !

La question maintenant, c’est quand est-ce que je passe sous les 47min cette année ? 😊

Publié par :Lorena Rdi

Un commentaire sur &Idquo;10km les Foulées de Vincennes&rdquo

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